Politique locale

Samedi 4 février 2006

Bonjour,

Je vous souhaite à tous la bienvenue sur mon nouveau Blog.

A bientôt,

Olivier Camps-Vaquer

Par Olivier Camps-Vaquer
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Jeudi 9 février 2006

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur mon nouveau blog !

Si mes comptes sont exacts, je suis le 3ème élu de Colombes à ouvrir un blog à son nom, après Philippe SARRE (Groupe socialiste - PS) et Denis BUTAYE (Groupe "Mieux vivre à Colombes" - Parti Radical-UMP). Il existe d'autres blogs à caractère politique. La vie démocratique de Colombes s'anime et s'enrichit !

Je souhaite que le présent blog soit un lieu non seulement d'information et de réflexion, mais aussi d'échange d'idées et de débat.

"Liberté", "indépendance" et "respect" seront les 3 maîtres-mots de ce blog.

- "Liberté" : L'idée de liberté (et des libertés !) est au coeur de mes convictions et constitue donc la matrice de mon engagement politique. Chacun le sait : je suis libéral, tant en économie qu'en politique. La "Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen" de 1789 est à cet égard un texte fondateur. Nous y reviendrons.

- "Indépendance" : Trop longtemps et trop souvent, on a pris la (mauvaise) habitude de cantonner l'action politique au soutien de telle ou telle personnalité dans la perspective d'une échéance électorale. C'était une erreur. La vraie politique, ce sont d'abord des idées, des convictions et des projets. Les appartenances aux chapelles, coteries ou partis, pour utiles qu'elles puissent être, restent de second ordre. C'est pourquoi, bien qu'appartenant à l'UMP où l'expression libérale trouve toute sa place, j'ai décidé de rester "non inscrit" comme conseiller municipal de la Majorité. Je soutiens l'action de la Municipalité avec mes mots, mes arguments...mais aussi mes nuances !...

- "Respect" : Nous sommes tous différents et devons nous accepter et nous respecter mutuellement. Ce blog respectera chacun sans discrimination. Je suis sûr qu'en retour, chaque visiteur de ce blog saura respecter les idées qui y seront exprimées (même et surtout s'il ne les partage pas !) ainsi que leur auteur. Le débat n'en sera que plus stimulant.

Pour conclure sur une citation, je choisis "Le Petit Prince" de Saint-Exupéry : "On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux."  

Et si la politique, c'était aussi la recherche de l'essentiel ?

A bientôt.

Olivier CAMPS-VAQUER

Par Olivier CAMPS-VAQUER
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Jeudi 6 juillet 2006

C'était il y a un an, le 6 juillet 2005. Nous attendions tous la décision du Comité International Olympique (C.I.O.) de désigner Paris comme organisatrice des JO de 2012...et nous fumes déçus !

 

Voici ce que le Groupe "COLOMBES POUR TOUS" écrivait dans sa tribune libre de COLOMBES NOTRE VILLE de septembre 2005.

"JEUX OLYMPIQUES : RIEN N’EST PERDU !...

"Ainsi, « PARIS 2012 n’aura pas lieu et, par voie de conséquence, « COLOMBES 2012 » non plus. Le 6 juillet dernier, à l’annonce du résultat, la déception se lisait bien sûr sur tous les visages. Pourtant, rien n’est perdu. Voici pourquoi.

Tout d’abord, le formidable développement que COLOMBES connaît aujourd’hui se poursuivra de toute façon et au même rythme. Aucun des grands projets prévus ne dépendait réellement des J.O.

En outre, tout-le-monde sait maintenant qu’en cas de nouvelle candidature de Paris pour des JO ultérieurs, COLOMBES sera de la partie. C’est une question d’identité historique. C’est aussi une question de projet de Ville.

 

 

 Identité historique : Rappelons-nous que COLOMBES est la seule ville de France (avec Paris !) à avoir accueilli des Jeux Olympiques d’été. C’était en 1924. Un événement d’une portée considérable qui fut le point de départ d’autres événements sportifs non moins glorieux. C’est dire que COLOMBES est étroitement associée à l’Histoire du sport dans notre pays et dans le monde entier. C’est dire que l’identité olympique de COLOMBES résonne comme une évidence. Pourtant et, curieusement, avant la candidature de PARIS 2012, aucun signe visible à COLOMBES ne rappelait cette Histoire prestigieuse. Pourquoi les panneaux d’entrée à COLOMBES n’indiqueraient-il pas désormais « COLOMBES Ville Olympique 1924 » ?

 

Projet de Ville : L’idéal olympique étant un pilier incontournable de COLOMBES, encore faut-il y associer les habitants. Pratique du sport, éducation des jeunes et des moins jeunes, événements festifs… Tout reste à faire pour instiller les valeurs de l’olympisme dans la vie de COLOMBES. Cette culture doit être largement diffusée et non rester l’apanage de quelques VIP triés sur le volet. Pourquoi pas un « contrat de Ville olympique » impulsant cette nouvelle dynamique à toutes les forces vives de la Ville ?

 

COLOMBES sera à coup sûr le fer de lance d’une nouvelle candidature parisienne (Pourquoi pas 2024 pour un centenaire flamboyant ?). Et le succès de cette candidature sera une évidence. Grâce à tout ce qui se sera passé à COLOMBES avant…mais aussi après 2005 !"

Au moment où de grandes décisions sont prises relativement au renouveau prometteur du Stade de Colombes (nous en reparlerons), tous les espoirs restent permis... 

Olivier CAMPS-VAQUER

Par Olivier CAMPS-VAQUER
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Mercredi 9 août 2006

Il y a 2 ans presque jour pour jour, en pleine journée, un jeune homme de 27 ans, Sandy, était abattu alors qu'il circulait tranquillement avec son amie au volant d'une Clio sur l'avenue Audra à Colombes. Le tireur assis à l'arrière d'un scooter avait ouvert le feu à plusieurs reprises sur le conducteur de la Clio qui devait décéder quelques heures plus tard à l'hôpital Bichat à Paris.

En souvenir et en hommage à ce jeune homme assassiné, une marche était organisée dimanche dernier à Colombes entre l'avenue Audra et la Mairie. 

On ne peut que s'associer à la douleur et à la tristesse des proches et amis de la victime. Toutefois, ne serait-ce pas aussi l'occasion d'aller un peu plus loin dans la réflexion ? Car, faire le deuil, c'est aussi agir pour que de tels actes ne se reproduisent pas ; et avant tout, ouvrir bien grand les yeux sur ce qui se passe réellement au coeur de nos cités. Sortir de l'angélisme et de la pure incantation... et surtout cesser de jouer les autruches...

1°)  Quoi qu'on en dise et, malgré les bons chiffres, le trafic de stupéfiants n'a jamais été aussi florissant, particulièrement dans notre ville de Colombes. Certes, les actes de délinquance de voie publique ont diminué en nombre. Certes, notre ville a été relativement épargnée par la vague nationale de voitures brûlées de l'automne dernier. Certes, de gros efforts ont été entrepris depuis 5 ans par les pouvoirs publics, tant au plan national qu'au plan local. Mais le fait est là : le trafic est à peine plus discret mais toujours aussi vivace et surtout en pleine croissance. N'oublions pas que les trafiquants sont avant tout des commerçants qui ne tiennent pas plus que cela à attirer l'attention sur leur activité par un grabuge excessif aux abords de leurs lieux de vente. On connaît la domination exercée par ces trafiquants sur certains endroits transformés en "zones de non-droit" (Voir à Colombes ce qui se passe au 130 rue Jules Ferry, depuis que l'ancienne adresse du 185 rue du Président Salvador Allende est devenue obsolète). N'oublions pas non plus que les "cités" du Nord des Hauts-de-Seine (celles de Nanterre, Colombes, Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne...) abritent les "grossistes" les plus proches géographiquement des beaux quartiers de Paris-Ouest (16ème, Neuilly, La Défense, etc), où habitent et travaillent de gros consommateurs... Et les trafiquants ne peuvent prospérer que parce qu'il y a des acheteurs de plus en plus nombreux...

2°)  Cette triste réalité est celle d'un monde où la loi de la République n'a pas cours : ultraviolent, très organisé et de plus en plus jeune.

- ultraviolent : la violence n'y connaît pas de limites : passages à tabas, enlèvements, séquestrations, prises d'otages, tortures, amputations, assassinats... L'assassinat de Sandy n'était pas un événement isolé. D'autres faits troublants se sont produits avant et après. Tous ont pour cadre le trafic de stupéfiants. L'ultraviolence comme mode de règlement des inévitables "litiges commerciaux" : engagements non éxécutés, paiements non effectués, livraisons non conformes, mais aussi batailles de parts de marchés et conflits d'ordre "territorial", ou encore sévères mesures de représailles ou d'autoprotection... Bref, la loi de la jungle dans toute son horreur, la régression absolue, le règne et les méthodes de la Mafia !...

- très organisé : les filières sont connues et les trafiquants font preuve d'une capacité d'adaptation remarquable. Que ce soit depuis les plaines du Rif au Maroc via l'Espagne, ou, plus simplement, depuis les Pays-Bas via la Belgique, ou encore depuis les côtes portugaises ou espagnoles pour les productions sud-américaines, de véritables entreprises de "go-fasters" performants et très "professionnels" acheminent la marchandise vers les "grossistes" de nos cités. Les lieux de vente sont eux aussi très organisés et fournissent du travail à une pluie de petites mains assurant la "sécurité". L'argent coule à flots, de véritables fortunes se bâtissent en toute illégalité et immoralité. Ainsi, peut-on voir de jeunes illettrés originaires de nos cités pointer au RMI ou à différentes aides sociales tout en assumant... des trains de vie de milliardaires !... Sans parler des filières de blanchiment à travers l'ouverture de divers commerces. Bref, l'économie souterraine n'est pas un mythe ; elle est vien vivante et très structurée !...

- de plus en plus jeune : dès l'âge de dix ans, voire parfois plus jeunes, des enfants et adolescents sont enrôlés dans des réseaux de trafic pour y exercer des tâches de guet, de surveillance, de transmission ou de diversion. Cela leur permet souvent de nourrir leur famille, mais aussi de rêver à un avenir plein de promesses. Car, pour monter une entreprise de trafic, il faut des contacts et un peu d'argent. Et l'argent peut être procuré facilement grâce à des braquages pratiqués pendant quelques mois, voire pendant quelques années. Et ces jeunes ne reculent devant rien pour monter rapidement la hiérarchie du métier : car-jackings, home-jackings, avec, là encore, l'ultraviolence comme matrice. Là encore, notre ville de Colombes n'est pas épargnée. Et si, une fois de temps en temps, ces jeunes sont envoyés en prison, ils savent mettre à profit ce temps pour se former au contact des anciens, pour nouer d'utiles relations et pour obtenir une vraie reconnaissance aux yeux des autres acteurs de ces trafics.

3°) Comment une telle pieuvre peut-elle s'étendre ? Comment tant de jeunes (et si tôt !) peuvent-ils se laisser prendre au piège des illusions véhiculées par ce monde sans foi, ni loi, hormis celle de la jungle et du silence ? Comment n'avons-nous pas réussi à inculquer à ces jeunes d'autres modèles ou d'autres parcours de référence que ceux des voyous de la drogue ? Comment ne peut-on voir que ces réseaux agissent comme un véritable cancer sur la cohésion sociale ? Comment les consommateurs ne voient-ils pas que leur consommation égoïste entretient cette grande pompe à argent sale et détruit des vies ?

4°) Il est singulier que la quasi-totalité des rapports écrits relativement à la politique de la Ville dans nos quartiers n'évoquent le sujet que de façon très pudique. Comme s'il ne fallait pas en parler ! On connaît les phrases : "Ne pas stigmatiser les quartiers par des mots qui blessent !" ou "Il n'y a pas que çà dans les  cités !".  Mais les mots n'ont de signification que parce qu'ils décrivent une réalité  tangible. C'est cette réalité qui est blessante et stigmatisante et non pas les mots qui ne sont que des instruments pour la désigner. Certes, "il n'y a pas que çà !", mais assez d'angélisme : "Il y a çà !" et et le phénomène est dominant. Lorque Nicolas SARKOZY, Ministre de l'Intérieur ,a employé les mots "racailles" et "kärcher" pour désigner ce système pourri, il s'est fait incendier par une conjugaison d'ignorance et de complaisance.

5°) Face à ces constatations, les pouvoirs publics doivent intensifier leurs efforts et même remettre en question leurs politiques. Nous en reparlerons plus en détail dans un autre article. Mais il y a une chose que chacun peut faire, c'est refuser la moindre compromission avec ce système mafieux : consommation même occasionnelle, prêt, participation, complaisance même passive doivent être proscrits. Car la drogue et son trafic véhiculent une culture de mort. Mettre ne serait-ce que le bout du petit doigt dans ce milieu, c'est commencer à mourir un peu...



Olivier CAMPS-VAQUER

Par Olivier CAMPS-VAQUER
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Vendredi 11 mai 2007

Les résultats de l'élection présidentielle sur Colombes ont retenti comme un signal d'alarme pour la Municipalité dirigée par Nicole GOUETA.... 53,97% pour Ségolène ROYAL contre 46,03% pour Nicolas SARKOZY. L'inverse du score national en un peu plus fort !

On observe d'ailleurs - ce n'est pas nouveau mais, cette fois, c'est très net - que la Ville est coupée en 2 : le Canton Sud (un peu plus de 15000 votants) a voté pour Nicolas SARKOZY à 55,42% et pour Ségolène ROYAL à 44,58%. Situation inverse dans les 2 cantons Nord (au total un peu plus de 21000 votants) où Ségolène ROYAL l'emporte à 60,73%.

Cette coupure en 2 entre le Sud et le Nord s'était quelque peu estompée lors des élections municipales de 2001 où l'électorat de gauche, majoritaire dans le Nord, s'était démobilisé (abstentions massives, basculements à Droite) alors même que l'électorat de Droite, majoritaire dans le Sud, était gonflé à bloc.

Depuis, les diverses élections ont été interprétées comme marquant un recul de la Droite : remobilisation de l'électorat de Gauche dans le Nord et lent grignotage de la Gauche dans le Sud (sous l'effet du renouvellement des générations et de la présence d'un électorat "bobo"). Cette évolution a connu son paroxysme lors de cette élection présidentielle de 2007 où l'irruption d'une personnalité hors normes comme Nicolas SARKOZY  a rétabli clairement les conditions du clivage droite-gauche avec taux de participation record.

A partir de l'analyse de ces résultats, la question posée est clairement de savoir ce qui peut ou ce qui va se passer lors de l'élection municipale de l'an prochain. Cette élection présidentielle sonne-t-elle le tocsin de la Municipalité de Droite ou le jeu reste-t-il ouvert ?

J'ai au moins 3 raisons de penser que, contrairement aux apparences, rien n'est joué :

1°) Une élection nationale n'est pas une élection locale. Pendant très longtemps, la Ville a été dirigée par le Part Communiste qui, pourtant, dans les scrutins nationaux n'enregistraient que des scores médiocres. Chacun sait que les scrutins locaux réservent des surprises en termes de reclassements. Des électeurs de gauche peuvent voter pour une équipe locale de droite et vice-versa. L'abstention joue également un rôle. L'équation personnelle du Maire est importante. A Bordeaux, où Alain JUPPE a été réélu triomphalement il y a seulement quelques semaines, Ségolène ROYAL est pourtant arrivée en tête dimanche dernier avec 54% (comme à Colombes !). Cela ne veut donc rien dire. Et plus près de nous, Villeneuve-la-Garenne, ville de gauche où Ségolène ROYAL est arrivée largement en tête, élit et réélit régulièrement et haut la main un Maire de Droite.. Donc, la seule observation de scrutins autres que l'élection municipale est trompeuse...

2°) Le bilan de la Municipalité dirigée par Nicole GOUETA est impressionnant. D'une Ville à l'abandon, sous-équipée, surendettée, exsangue financièrement, au bord de la mise sous tutelle, la majorité de Droite a fait une Ville en plein développement. Jamais autant n'a été fait en si peu de temps. Le visage de Colombes a changé et chacun le sait. La Ville est devenue attrayante ce que traduit l'engouement des jeunes couples parisiens sur le marché immobilier. Je ne connais personne, absolument personne, qui souhaite sérieusement revenir sur ces changements. La réalité, c'est que la Majorité municipale a donné le goût du changement à la population. Et le vrai danger, c'est d'une part que les électeurs oublient comment Colombes était du temps où les opposants d'aujourd'hui dirigeaient la Ville et d'autre part que ces mêmes électeurs pensent que les changements ne vont pas assez vite. Même si tout n'est pas parfait , le bilan est largement bon. Bien sûr, une élection ne se joue pas sur un bilan, mais sur un projet. Mais, un bon bilan crédibilise un projet. La Droite dispose donc, avec son bilan, d'un atout maître pour poursuivre et amplifier son action bénéfique pour la Ville.

3°) Ce qui a manqué à la Droite, et c'est essentiel, c'est de continuer à faire de la politique. Les nouveaux élus, tout impliqués qu'ils étaient dans la gestion des dossiers de leur Ville, ne se sont plus du tout occupés de la communication politique sur le terrain. La préoccupation de gestion a pris le pas sur l'âme militante. Elle a perdu le feu sacré, l'esprit de conquête.. Un élu ne doit jamais oublier qu'il est avant tout un militant. S'il l'oublie, il se coupe de la population, s'asphyxie politiquement et disparaît. De ce point-de-vue, le PS a occupé le terrain de façon magistrale. Au fil des différentes échéances électorales, le PS a récolté les fruits de sa présence sur le terrain... et de l'absence de la Droite du même terrain.

Conclusion : Il reste encore 10 mois pour convaincre. Rien n'est joué, ni dans un sens, ni dans l'autre. Et si la Droite reconquiert le terrain, j'en suis convaincu, elle gagnera l'élection municipale de l'an prochain !

Par Olivier CAMPS-VAQUER
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